FRAC CORSICA

De 2000 à 2009

Le FRAC Corsica a développé une activité éditoriale. Ses éditions concernent la collection du FRAC Corsica elle-même, les artistes de la collection – donnant plus de lisibilité à leur production ou la complétant – et artistes invités ou bien les expositions.
Outil essentiel de diffusion mais aussi outil de travail pour les professionnels et les étudiants qui réalisent des recherches sur l’art d’aujourd’hui, ces publications sont consultables au centre de documentation du FRAC et sont en vente au public.



Dominique DEGLI-ESPOSTI, Plan Général

(2000)

Entretien Anne Alessandri - Dominique Degli-Esposti
Textes d’Anne Alessandri, Michel Rossi, Marie-Jean Vinciguerra, Antoine Giacomoni, José Tomasi, Danielle Fiorentini, Jacques Filippi
35 pages
ISBN 2910426130
15.00 €

 
Du 10.01.2000 au 10.02.2000, a été présentée « Dominique Degli-Esposti : Plan Général », dans les salles du FRAC CORSE à Corte. Réactualisation de certaines pièces, présentation de pièces récentes, cette exposition propose une vision de son travail. Scénographe – cinéaste – peintre – photographe, Dominique Degli-Esposti est un artiste aux multiples talents. Son œuvre est diverse et complète. Considérant la nature du travail de l’artiste, la présentation de « Plan Général » a nécessité un aménagement spécifique des espaces.

Stand By

(2001)

Texte de Giuliana Altea et Marco Magnani
ISBN 2910426149
15.00 €


« Stand by » s’inscrit dans la continuité des relations Corse – Sardaigne instaurées en 1999 avec l’exposition « Atlante » qui a eu lieu à Sassari lors de l’inauguration du MACS (Masedu Arte Contemporanea Sassari).
De même qu’Atlante a été l’occasion de faire connaître en Italie le travail des artistes de Corse, l’exposition au FRAC CORSE d’artistes de la péninsule et de la Sardaigne a permis la découverte en Corse et aussi dans l’hexagone  de jeunes artistes italiens encore inconnus en France.

Anne DELEPORTE, Sixtine

(2001)

Textes d’Anne Alessandri, Olivier Kaeppelin
Français anglais
ISBN 2910426165
15.00 €

 
« Quelque chose : une forme, un objet, une trace ne cessent de remonter du fond. Quelque chose apparaît qui vient de loin. Loin n’est pas une indication de distance mais plutôt d’étrangeté. Je ne sais pas littéralement d’où cela vient. Je perçois, d’abord, la contradiction entre la convention de la surface telle que la définit toute image et cette perturbation qui nous empêche d’en prendre possession, de reconnaître, ici ou là, un fragment du monde. « Ceci n’est pas une photographie de paysage », « ceci n’est pas un ciel » alors que nous croyons voir un paysage ou un ciel comme devant une photographie. Cette sensation Anne Deleporte la provoque sans l’aide d’aucun mot, sans l’aide du langage venant troubler l’ordre de la figure, mais la figure même où s’insinue le doute. Ceci n’est pas une photographie mais le mouvement même de la vue « semée partout ». »
Olivier Kaeppelin.
 

Pierre FILIPPI, AAA

(2002)
 
Entretien Anne Alessandri, Pierre Filippi
ISBN 2910426157
7.00 €
 

« Après avoir défini chaque œuvre de l’exposition, j’ai réalisé après coup qu’elles avaient la caractéristique commune de n’avoir pour ainsi dire pas d’épaisseur matérielle. Les bannières, le rideau, le labyrinthe au sol n’ont qu’une réalité toute relative et s’apparentent à des images formelles tout autant qu’à des objets abstraits. Outre le fait que cela facilite le transport, j’ai ainsi choisi un support mince et donc mouvant et protéiforme qui permet de ne pas « figer » l’objet ou l’image puisque l’on pourra tout aussi bien considérer qu’il pourrait s’agir ici de peinture ou de sculpture. J’aime bien cette idée ambiguë de se mélanger à des genres aussi spécifiques. Le même type d’interrogation s’est posé pour le catalogue. Je ne voulais pas que chaque page délimite son contenu, que les pages elles-mêmes dans leur matérialité fassent obstacle au texte ou aux images. C’est pourquoi c’est un catalogue qui se lira dans le sens horizontal et circulaire et non pas page par page. Les labyrinthes et les tissus participent aussi à ce mouvement de va et vient. Le fil de la navette sur le métier forme ce que Shakespeare disait être la trame de la vie où s’entrelacent le bien et le mal, et le mouvement qu’effectue le promeneur dans l’égarement du labyrinthe est fait d’allers et retours qui vont le conduire si possible jusqu’à l’ « absolu ». Dans le labyrinthe de Cnossos, Dédale avait tissé une toile qu’Ariane avait en somme dévidée, Pénélope défilait la nuit ce qu’elle tissait le jour. Tisser ou démêler c’est toujours construire ».
Pierre Filippi
 

Jacques VILLEGLE, Décentralisation III

(2002)

Conversation publique à l'occasion du vernissage de " décentralisation III " au FRAC CORSICA à Corti le vendredi 25 janvier 2001 : Jacques Villeglé et Christophe Domino
15.00 €

 
Cela fait cinquante ans maintenant que Jacques Villeglé a choisi son geste, son expression : cinquante ans d’exploration dans une pratique toujours vive et qui n’en appartient pas moins à l’histoire de l’art du XXème siècle, au travers du groupe des Nouveaux Réalistes coordonnés par Pierre Restany en 1960, au côté des Arman, des Hains, des Tinguely : un geste de collecteur qui choisit et prélève sur les murs des villes les affiches accumulées et lacérées, fragments d’images et de signes du temps. Cette appropriation de fragments de réel touche à la fois à la peinture abstraite et à la poésie lettriste ; elle tend un miroir à la manière dont la société construit sa propre représentation et comment le « lacérateur anonyme » vient marquer sa réaction sur la peau des murs au monde qui l’entoure. L’artiste est simplement celui qui prélève ces fragments de réalité en cadrant des détails significatifs et en transformant en tableau ces moments bruts, témoignant ainsi de l’histoire contemporaine.
Aujourd’hui de réputation internationale et représenté dans les plus grands musées européens et américains, Jacques Villeglé porte la même attention au monde qui l’entoure, en s’intéressant et en regroupant par série ses prélèvements d’affiches politiques, publicitaires ou encore à celles des concerts de musique électronique. Villeglé est toujours un infatigable arpenteur sensible à toutes les rencontres signifiantes que produit le geste de l’arrachage. Il est d’un inlassable enthousiasme pour partir à la recherche de ces richesses de la culture du quotidien : aussi, quand il a vu des photographies des colonnes d’affichage prises à Bastia par Anne Deleporte, une artiste invitée par le FRAC CORSE pour un autre projet, il était prêt à venir faire son travail de prélèvement (de « décroûtage » dit-il) et de préparation de tableau en Corse, sûr de trouver dans cette mémoire par la peau des murs, des signes marquants de la réalité corse.

           


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DE FÉVRIER  À MAI ET DE SEPTEMBRE À DÉCEMBRE
Du lundi au vendredi, de 9h à 12h et de 14h à 17h. Le samedi, de 14h à 17h. Entrée libre.

DE JUIN À SEPTEMBRE
Du lundi au vendredi, de 9h à 12h et de 14h à 18h. Le samedi, de 14h à 18h. Entrée libre.